Terre-Neuve : un chien imposant appeau grand cœur

La réglementation impose des conditions strictes pour l’ouverture de la saison de chasse au grand gibier à Terre-Neuve. Les dates varient chaque année selon les régions et les espèces concernées, tandis que des quotas spécifiques encadrent les prélèvements.

Certains territoires restent inaccessibles sans autorisation préalable ou permis particulier. Les équipements autorisés, tout comme les règles de sécurité et les procédures de déclaration, font l’objet de contrôles réguliers.

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Terre-Neuve : un compagnon impressionnant et attachant

Silhouette massive, fourrure épaisse, regard étonnamment doux : le terre-neuve attire l’attention partout où il passe. Né sur l’île du même nom, au Canada, ce géant bienveillant doit ses caractéristiques uniques à un brassage de races anciennes, chiens d’ours venus avec les Vikings, lignées locales, puis apports de chiens européens introduits par les pêcheurs. On le surnomme le Saint-Bernard des mers pour de bonnes raisons : il trône dans le groupe 2 des molossoïdes, juste à côté des pinschers, schnauzers, bouviers suisses et autres chiens de montagne.

La Fédération cynologique internationale et le Club canin canadien saluent ses capacités hors norme. Nager ? C’est son domaine : pattes palmées, pelage résistant à l’eau, rien ne l’arrête dans un lac glacé. Les secours aquatiques lui doivent beaucoup. Sa stature n’a rien d’anodin, jusqu’à 70 kg, 74 cm au garrot, ce qui le rend aussi à l’aise en chien de trait, compagnon, chien de thérapie ou gardien discret.

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Côté tempérament, le terre-neuve ne déçoit jamais. Il réunit loyauté, patience exemplaire et instinct protecteur. Sa place au sein de la famille est naturelle : il s’entend aussi bien avec les enfants qu’avec ses congénères. Mais vivre à ses côtés demande de prévoir un espace suffisant, des promenades régulières, un brossage soigneux et une alimentation pensée pour sa morphologie. Il faut aussi garder un œil sur certaines maladies auxquelles il peut être prédisposé, comme la dysplasie de la hanche, la torsion gastrique ou la sténose aortique.

Voici les principaux repères à garder en mémoire :

  • Poids : 50 à 70 kg (mâle), 45 à 55 kg (femelle)
  • Robe : noir, marron, blanc et noir (Landseer)
  • Durée de vie : 8 à 10 ans

Ce qui séduit chez lui ? Son immense générosité, son attachement profond à sa famille et cette capacité unique à calmer l’agitation comme personne.

Quelles sont les dates et conditions pour l’ouverture de la chasse au grand gibier ?

Pour la chasse au grand gibier, cerf, chevreuil, sanglier, chaque territoire établit son propre calendrier. Le coup d’envoi tombe généralement en septembre et la saison se poursuit jusqu’à la fin de l’hiver, mais les dates précises varient selon les départements et les types de forêts (domaniales, communales ou privées). Il existe parfois des dérogations décidées localement par arrêté préfectoral. Avant de s’équiper, il est donc indispensable de se rapprocher de la fédération départementale, qui précise les périodes, les quotas et les espèces concernées.

Les modalités de chasse ne sont pas identiques partout. La battue domine pour le sanglier, tandis que cerf et chevreuil se prêtent mieux à l’affût ou à l’approche. Côté matériel, les armes à canon rayé sont de rigueur, avec des balles adaptées à chaque animal : lourdes pour le sanglier, plus légères pour le chevreuil. Le port du gilet fluorescent n’est pas négociable, tout comme le respect scrupuleux des distances de tir.

Les éléments à surveiller de près sont les suivants :

  • Dates officielles fixées par arrêté préfectoral
  • Chasse à la journée ou planifiée sur la saison
  • Respect impératif des plans de chasse et déclaration des animaux prélevés
  • Munitions et armes choisies selon les espèces

Impossible de s’improviser chasseur du jour au lendemain : permis à jour, assurance valide, matériel vérifié, tout doit être prêt avant la première sortie. La réglementation bouge régulièrement, notamment sur la gestion des populations de sangliers ou la prévention des dégâts dans les cultures. Mieux vaut donc s’informer chaque année avant de repartir sur le terrain.

Réglementation, sécurité et bonnes pratiques à connaître avant de partir

Avant d’adopter un Terre-Neuve, il est recommandé de se renseigner en détail sur les obligations en vigueur. L’arrivée d’un chiot ou d’un adulte s’effectue via la SPA ou un éleveur rigoureusement sélectionné, pour garantir la traçabilité et le respect du bien-être animal. Un enregistrement auprès du Club Canin Canadien permet également de valider la lignée et de bénéficier de conseils d’experts sur la santé ou l’éducation du chien.

Sa stature impressionne, mais c’est aussi une force qu’il faut canaliser avec des règles claires. Dès l’arrivée à la maison, la socialisation compte double, tout comme une éducation cohérente et une vigilance accrue lors des sorties. En promenade, la laisse et le harnais adaptés sont indispensables. Ce chien équilibré reste puissant et demande une attention particulière, notamment en présence d’enfants ou de personnes vulnérables.

Quelques conseils pour démarrer dans de bonnes conditions :

  • Informer les proches et voisins de la présence d’un chien de cette taille.
  • Aménager un espace suffisant pour son bien-être et sa liberté de mouvement.
  • Maintenir à jour le carnet de santé, avec des visites sanitaires et des vaccins réguliers.

L’anticipation permet aussi d’éviter les situations à risque : transports, arrivée de nouveaux venus, pics de chaleur. Entouré et préparé, le Terre-Neuve déploie tout son potentiel, fidèle compagnon, sauveteur infatigable, chien de travail ou simple membre de la famille.

Chien Newfoundland sur la côte rocheuse avec vagues sauvages

Équipements essentiels et étapes de préparation pour une saison réussie

Accueillir un Terre-Neuve chez soi, c’est repenser l’organisation quotidienne. Ce chien, à la fois robuste et doux, impose d’adapter l’aménagement intérieur. Un coussin épais et antidérapant s’impose pour protéger ses articulations, tout comme une gamelle large et lestée, stable même lors des repas animés.

Son pelage dense et imperméable demande un entretien rigoureux : le brossage doit être fréquent pour limiter la perte de poils et empêcher que des nœuds ne se forment. Privilégier une brosse conçue pour les fourrures épaisses et une serviette très absorbante facilite le retour de promenade. Maîtriser la baignade est naturel pour le Terre-Neuve, mais la vigilance reste de mise près de l’eau, surtout par temps froid.

Pour bien vivre avec un Terre-Neuve, voici quelques incontournables :

  • Opter pour des croquettes adaptées aux grandes races, riches en protéines et pauvres en calcium, afin de ménager les articulations.
  • Programmer des séances d’exercice modéré : balades, jeux dans l’eau, sans forcer sur les articulations.
  • Prévoir des visites vétérinaires régulières pour dépister rapidement une dysplasie ou une cardiomyopathie.

Le trajet en voiture devient aussi une affaire sérieuse : mieux vaut un véhicule spacieux, équipé d’une rampe pour aider les chiens plus âgés à monter sans efforts. La vie avec un Terre-Neuve s’organise autour de la présence humaine, d’une alimentation surveillée et d’une attention constante à l’entretien de son pelage. Tout commence par la préparation, la patience et un brin d’exigence, pour que la saison soit à la hauteur de ce géant au cœur tendre.

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